SUPPLY CHAIN MANAGEMENT – Qu’est-ce que c’est ? Définition

On entend tellement de choses différentes en la matière qu’on a voulu faire la meilleure définition de la supply chain. Être un cabinet de recrutement spécialisé dans la recherche d’experts de la supply chain c’est entendre et lire quotidiennement des interprétations différentes. On a donc voulu que les non-initiés et les initiés puissent avoir une vision éclairée de ce qu’est la chaîne d’approvisionnements. Vous voulez savoir qu’est-ce que la supply chain ? Supply chain définition :

Comment définir la SUPPLY CHAIN ?

D’où vient le terme supply chain ?

La supply chain est un terme assez récent apparu pour la première fois en 1958. Jay Wright Forrester avait en effet évoqué ce concept sans jamais explicitement le nommer. Vous pourrez d’ailleurs lire tous ses ouvrages, le terme supply chain n’apparaît jamais ! Il n’en reste pas moins un théoricien incontournable de cette discipline. Il a fait une définition de la supply chain plutôt juste et moderne.

Que veut dire supply chain ?

Traduite de l’anglais, la supply chain désigne aujourd’hui littéralement, la chaîne d’approvisionnement ou cycle de la chaîne d’approvisionnements. Fondamentalement, la supply chain représente les étapes d’approvisionnement, du processus productif et de distribution de la marchandise. Elle est constituée de différents flux. On les appelle flux physiques, flux d’informations et flux financiers et administratifs. L’enjeu principal est donc la gestion des flux.

Quelle est la différence entre supply chain et logistique ?

À ne pas confondre avec la chaîne logistique qui désigne la gestion de l’entrepôt, des flux de transport internes et externes, des approvisionnements ainsi que la livraison finale des produits chez les clients. Nous y reviendrons dans un prochain billet. Le but ultime étant d’acheminer les bons produits, au bon endroit, au bon moment, dans les bonnes quantités et en bon état, avec un coût moindre. Partie intégrante de la supply chain, elle ne correspond donc qu’à un volet de la supply chain. Les deux termes se complètent et l’un ne peut exister sans l’autre. Mais ils ne sont en aucun cas synonymes. Attention donc, lorsque vous utilisez ces deux termes, de les utiliser correctement sans faire d’amalgame.

définition supply chain chaîne d'approvisionnements
Qu’est-ce que la supply chain ?

Cependant, au-delà d’être un terme désignant l’enchaînement d’étapes que suit la marchandise de sa création à son arrivée chez le client final c’est un concept moderne et innovant qui permet à une entreprise d’être plus compétitive sur le marché face à ses concurrents.

Quel est le rôle de la supply chain ?

La supply chain est définie comme une chaîne qui relie le fournisseur du fournisseur au client du client. Concrètement c’est une chaîne qui regroupe plusieurs professionnels et tente de les faire collaborer le mieux possible. On compte ainsi parmi les acteurs principaux de la supply chain : les producteurs, les fournisseurs, les usines, les distributeurs, les clients, et les prestataires logistiques.

Exemple

La supply chain c’est quoi ? Pour les néophytes, voici un exemple concret. Comme je disais, au début de cette définition de la supply chain, elle regroupe toutes les étapes d’un produit. Allant de sa création jusqu’à la livraison chez le client final. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Suivons le processus de A à Z dans le cadre de la production d’un pot de sauce tomate.

  • – Un producteur agricole cultive des tomates dans son champ. Il les vend à un grossiste. La marchandise est transportée jusque chez le grossiste (fournisseur de la marchandise).
  • Le grossiste reçoit les tomates, qu’il vend aussitôt à une entreprise productrice de sauce tomate. Les tomates sont transportées du grossiste jusqu’à l’entrepôt de stockage parti préproduction de l’usine.
  • Une fois les tomates acheminées jusqu’à l’usine de production, elles subissent un processus de transformation. Ils deviennent de la sauce tomate.
  • Une fois les pots de sauce tomate prêts, ils sortent de l’usine. Ils passent par l’entrepôt pour être empaquetés et mis sur des palettes afin d’être expédiés jusque chez le client. Durant cette étape la marchandise est également répartie entre les différents clients en fonction des quantités commandés par ceux-ci.
  • La marchandise quitte ensuite le lieu de stockage direction les distributeurs afin d’être vendue en grande surface aux consommateurs finaux.

Des outils précieux

C’est un processus long et complexe, d’autant complexifié par la longueur de la chaîne. Il est donc important de bien gérer, de bien contrôler et de bien réguler les flux engendrés. L’entreprise peut compter sur différents outils de pilotage mis à sa disposition : ERP, CRM, SRM, PLM, GPAO, WMS, TMS, etc.. Plusieurs abréviations qui désignent tous les logiciels indispensables pour une entreprise afin de gérer au mieux ses activités. Ils lui permettant d’être la plus productive, efficace et rentable possible, toujours en maximisant la satisfaction de ses clients et en faisant attention à l’environnement.

Lorsqu’un client passe une commande auprès d’une entreprise, tout un processus se met en place pour créer le produit et le lui livrer. Ainsi la supply chain regroupe toutes les fonctions internes et externes à l’entreprise, qui sont responsables et actrices de ce processus, de cette « chaîne ».

Je parlais plus haut des flux qui composent la supply chain. La combinaison de ces trois flux (physique, d’information et financier), lorsqu’ils sont bien gérés, constitue la réussite du Supply Chain Management (SCM). Voici donc, pour vous permettre de mieux comprendre, une explication plus détaillée de chacun de ces flux.

Quels sont les flux gérés par la supply chain ?

Flux physique

Qu’est-ce qu’un flux physique ?

On entend par flux physique, le déplacement (transport) et le stockage de la marchandise. Cela part d’un site de production pour aller vers un entrepôt (voire plusieurs), pour aller ensuite vers un magasin ou vers un client final suivant le type de distribution (vente par internet ou distribution classique). On associe généralement ce terme à la logistique mais je ne vais pas trop m’étaler sur ce sujet, il fera d’ailleurs l’objet d’un prochain volet.

Ces flux regroupent les fonctions d’approvisionnement, de maintenance, de pilotage des stocks et des flux de produit, de gestion de l’entrepôt, et de transport. Ils sont conditionnés par la prévision des ventes la plus juste possible afin de limiter les effets de surstock ou les risques de rupture.

Au cœur du processus logistique

Les flux physiques, correspondent comme je le disais aux mouvements de la marchandise au sein de l’organisation.

La marchandise est approvisionnée par les fournisseurs jusqu’à l’entrepôt. Elle y est réceptionnée, contrôlée, stockée et l’approvisionneur peut compter sur le WMS ou Warehouse Management System pour l’aider à optimiser et gérer ses stocks au sein de l’entrepôt.

Optimisation de la production mais pas que

Afin d’optimiser les activités de production de l’entreprise, l’ordonnanceur et le chef d’atelier ou le responsable de l’usine peuvent compter sur un logiciel de GPAO (gestion de la production assistée par ordinateur) pour gérer la création et la gestion d’un planning de fabrication, mais également, les achats, les stocks et les commandes de produits, nécessaires à la production. Peu importe le mode de production, les enjeux sont importants, produire efficacement, tenir les délais imposés par les clients, respecter les normes et contraintes de qualité.

Supply chain et digital

Enfin pour gérer le transport de marchandises et leur acheminement jusque chez le client final, le responsable expédition et transport peut s’appuyer sur un logiciel TMS ou Transport Management System qui pilote et rationalise le processus de transport, en offrant une plus grande maîtrise des flux, des coûts ainsi que du temps nécessaire pour le transport.

Pour finir, afin d’améliorer au maximum sa relation avec le client, de pouvoir anticiper ses attentes et d’arriver à les satisfaire au mieux, l’équipe supply chain peut compter sur le logiciel CRM pour Customer Relationship Management. Le CRM est la base de données au sein de laquelle sont recensées l’ensemble des informations relatives aux clients. On y retrouvera par exemple les historiques de commandes, les éléments liés aux conditions de collaboration, les préférences du client, etc. Par ailleurs, on parle également, de plus en plus de reverse logistics qui a un réel impact sur la chaîne d’approvisionnements globale.

Flux d’informations

Accumulation de données

Comme une grande bibliothèque, une entreprise créée une énorme base de données qu’elle stocke dans ses serveurs. Cette base de données constitue un ensemble d’informations. On y retrouve la marchandise proposée, les différents intervenants du process, les stratégies adoptées, les moyens mis à disposition, etc.

Apparentés au cerveau qui va faire fonctionner les flux physiques, les flux d’informations permettent ainsi d’influer sur la stratégie, en matière de supply chain, mise en place par l’entreprise. Ces informations permettant d’analyser toute la chaîne de valeur.

L’ensemble des données

On y recense notamment les catalogues produits qui répertorient toutes les caractéristiques produits, les informations relatives aux fournisseurs et aux prestataires (prestations logistiques, transporteurs, négociants en douane, …). On retrouve aussi toute la stratégie d’approvisionnement, les moyens de transport sélectionnés et leur efficacité. L’ensemble des informations y sont notées : des informations sur les prix (de la marchandise, du transport, de la prestation effectuée par les partenaires), l’historique des ventes et des mouvements, les indicateurs de performance et les infos sur les clients. Le défi est de savoir les utiliser à bon escient, prévoir l’avenir, ce qui va se passer dans le futur.

Les flux d’informations permettent entre autres de savoir combien le client a commandé, pour savoir combien il va falloir commander aux fournisseurs, combien il va falloir stocker, combien il va falloir produire et enfin combien il va falloir livrer.

Optimisation des ressources

S’il y a plusieurs commandes en même temps, il faut optimiser les opérations. L’objectif est de réduire les ressources nécessaires pour produire et ainsi satisfaire la demande du client pour réduire les coûts et être plus compétitif sur le marché. Cette optimisation de la chaîne d’approvisionnements permet d’obtenir un produit dont le coût est le plus faible possible pour être en mesure de répondre aux exigences clients en termes de prix et de qualité.

Analyser les ventes précédentes pour pouvoir établir des prévisions et donc anticiper la demande afin de pouvoir livrer le client plus vite car la marchandise est déjà à disposition tout en limitant les effets de surstock ou de rupture de stock. Cela engendre l’utilisation parfaite de la zone de stockage évitant, par la même occasion, de sur ou sous-utiliser une zone de stockage allouée chez un prestataire logistique.

Identifier combien ça coûte, pour savoir à combien on doit vendre pour couvrir les frais et également réaliser une marge, afin d’investir dans des outils qui amélioreront les infrastructures utilisées et les moyens mis à disposition pour réduire les coûts et pouvoir gagner encore plus d’argent.

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La fiabilité des données

Les flux d’informations sont donc extrêmement importants et nécessaires afin de permettre à l’entreprise de communiquer correctement en interne ainsi qu’en externe avec les prestataires, mais également de pouvoir analyser l’impact des stratégies mises en place et d’y remédier si nécessaire.

Afin de gérer ces flux de façon optimum, l’approvisionneur peut compter sur les systèmes d’information. Le principal étant l’ERP pour Enterprise Resource Planning, également appelé PGI pour Progiciel de Gestion Intégré. C’est la colonne vertébrale d’une entreprise. Il s’agit d’un système d’information qui permet de gérer et de suivre quotidiennement, l’ensemble des informations et des services opérationnels.

supply chain et gestion de flux
La supply chain c’est la maîtrise des flux

Flux administratif et financier

Stratégie à part entière, les flux financiers et administratifs constituent l’ensemble des documents et des transactions qui circulent entre les différents acteurs de la supply chain (partenaires, fournisseurs et sous-traitants, ainsi qu’au sein de l’entreprise). On répertorie notamment dans ces flux le traitement des commandes, le contrôle du calendrier de livraison, le contrôle des réceptions et le contrôle des paiements et rapports de gestion. Gérés par les services achat, commercial, administration des ventes et finance, les flux administratifs et financiers jouent un rôle très important dans la supply chain, car un retard dans le traitement administratif des commandes, par exemple, engendre de graves conséquences sur la programmation de l’approvisionnement et donc la gestion des stocks.

L’enjeu crucial est de savoir quand on va être payé et quand on doit payer ses fournisseurs. Elle permet une bonne maîtrise de la trésorerie. Un contrôle parfait des flux physiques et des flux d’informations permet au directeur financier de maîtriser les finances de l’entreprise. Cela permettra d’en assurer la pérennité, chose pas toujours évidente quand certains clients ne respectent pas le cadre légal et payent parfois au-delà des 30 jours imposés.

Quels défis pour la supply chain de demain ?

Les défis du supply chain management aussi appelé SCM pour une entreprise peuvent finalement être résumés par : rendre accessible ses produits au bon moment, au bon endroit et au meilleur prix.

Au bon moment, c’est-à-dire établir des deadlines, anticiper la demande, établir des prévisions pour pouvoir avoir la marchandise nécessaire à disposition pour la production et livrer le client en produits finis à temps.

Au bon endroit, c’est-à-dire bien gérer les commandes pour que la marchandise soit livrée au bon client et en bonne quantité.

Efficacité maximale

Au meilleur prix, acheter le moins cher possible, certainement. Mais également et surtout avoir une supply chain efficace, qui permet de dépenser le moins possible dans des prestations extérieures. Optimiser toutes les opérations afin de réduire les coûts de transport, de stockage et de production. Calculer la main-d’œuvre nécessaire, le nombre de machines nécessaires, les moyens de transport le plus efficace et le plus rentable, anticiper la capacité de stockage nécessaire et maîtriser les stocks pour éviter d’être en surplus et de devoir liquider ou détruire la marchandise mais également éviter d’être en rupture ce qui ralentirait la cadence de production…

Dans le contexte économique extrêmement concurrentiel dans lequel nous vivons aujourd’hui, les entreprises sont sans cesse obligées de se réinventer, d’une quelconque manière. En termes de marketing, de communication, de relation avec la clientèle ou de management et de gestion de l’organisation afin d’être plus compétitive sur le marché.

Développement constant

Sur le plan de la supply chain, les entreprises recherchent sans relâche de nouvelles manières de produire, d’acheminer et de transporter la marchandise et de satisfaire leurs clients. Cette optimisation est possible grâce à la collecte et l’analyse des données. En effet, pendant des années les industriels se sont focalisées sur l’optimisation de la production. Elles ont délaissé tout ce qui se passait avant ou après la production. La production est déjà gérée parfaitement. Il est nécessaire de trouver d’autres leviers. La maîtrise des flux amont et aval leur permet de maintenir leur avantage concurrentiel indéniable.

Le défi des entreprises aujourd’hui réside alors dans le stockage et la collecte des données. Ces données, une fois analysées permettent d’identifier des leviers d’améliorations stratégiques. Ces données sont fondamentales pour optimiser et améliorer la qualité des prévisions et toute la rentabilité de la supply chain.

La clé de la réussite est alors d’arriver à passer d’une gestion classique et traditionnelle à un mode de gestion intelligente de la supply chain autour des données collectées.

Quelle est la différence entre logistique et supply chain ?

La supply chain est trop souvent réduite à la seule logistique. Et bien que certains pensent que supply chain = chaîne logistique, il n’en est rien. En effet, la logistique est une composante du SCM mais n’est pas son entièreté. La supply représente une chaîne globale et des fonctions qui ne sont pas de la logistique. La prévision des ventes, la planification de production ou la gestion des approvisionnements ne sont pas la gestion des entrepôts ou des transports. Bien que collaborant étroitement et faisant souvent parti de la même direction, ce sont 2 environnements étroitement liés mais ne doivent pas être confondus l’un avec l’autre.

Quels enjeux pour la supply chain ?

Une balance équitable

Une définition de la supply chain n’aurait pu être parfaite sans une vue des différents des enjeux de demain.

L’enjeu auquel les entreprises doivent faire attention à créer une balance équitable entre la satisfaction client et la rentabilité.

On ne peut pas avoir un stock infini juste pour satisfaire les clients, il faut être le plus précis possible, avoir une qualité de prévision la meilleure possible, pour pouvoir optimiser les stocks.

On ne peut pas non plus livrer tous ses clients en moins de 5h. Ça n’est rentable pour personne. Il va donc falloir trouver un équilibre entre ce qu’attendent les clients et les capacités de livraison de l’entreprise.

Une supply chain verte

D’un point de vue écologique, on parle de rentabilité écologique. Il faut alors trouver l’équilibre entre les clients qui veulent les produits le plus rapidement possible et l’impact environnemental de la supply chain. En particulier au niveau du transport. On ne va pas acheminer toutes les marchandises par avion. C’est un moyen de transport extrêmement rapide et efficace, mais qui coûte très cher et qui est très polluant.

supply chain et blockchain
La blockchain, un enjeu fort pour la supply chain

Supply chain et blockchain

La blockchain va prendre une place de plus en plus importante dans les années à venir. En effet, la nécessité de fiabiliser les données et d’assurer une traçabilité est un enjeu fort pour la supply chain. Toute la chaîne de valeur va se mettre en ordre de marche afin que chaque flux soit pris en compte dans cette blockchain. Cette mutation vers la blockchain permettra une mutualisation et une sécurisation des données. Le chemin est encore long mais l’ensemble des secteurs sensibles et des secteurs à forte valeur ajoutée devraient être impactés en premiers. On pense notamment à l’industrie pharmaceutique et à l’aéronautique.

Quels sont les métiers de la supply chain ?

Si vous n’avez pas pris le temps de lire nos nombreuses fiches métiers et notre guide des métiers de la supply chain, voici un petit tour d’horizon des métiers de la supply chain :

  • Directeur supply chain : il est celui qui est garant de la stratégie et de la bonne exécution du plan stratégique de la supply chain au sein de son entreprise. Poste challengeant et peu connu, le directeur supply chain est en interaction avec de nombreux membres de l’entreprise.
  • Demand planner ou prévisionniste des ventes : poste méconnu mais particulièrement stratégique, le demand planner est en charge de prévoir la demande (les ventes futures) afin de pouvoir préparer les productions futures. Aussi appelé demand planning, cette prévision de la demande est capitale pour que les usines produisent à bon escient les produits que l’entreprise prévoir de vendre. Très orienté mathématique, ce poste est une orientation de choix pour les ingénieurs souhaitant se détourner un peu de l’industrie.
  • Approvisionneur : poste particulièrement recherché par les entreprises, l’approvisionneur est chargé de veiller à ce que les sites de production aient en temps et en heure les matières premières nécessaires à la production. Dans certaines entreprises (notamment celles qui travaillent avec la grande distribution) certains approvisionneurs peuvent être chargés de garantir l’approvisionnement des clients. On parle alors d’approvisionnement aval géré par des “approvisionneurs client”.
  • Supply chain manager : le supply chain manager est chargé de piloter en périmètre supply chain comme le directeur supply chain mais plutôt avec une vision opérationnelle et moins stratégique. C’est, généralement, l’antichambre du poste de directeur.
  • Chef de projet supply chain : comme son nom l’indique, il est chargé de mettre en place des projets afin de respecter le plan stratégique du directeur supply chain. Il pourra notamment mettre en place des solutions telless que des ERP, EDI, etc.
  • Ordonnanceur de production : poste généralement rattaché à la supply chain, bien que tourné vers la production, il est généralement sur le site de production pour orchestrer la mise en production.
  • Planificateur de production : le planificateur est généralement en amont de l’ordonnanceur (mais parfois c’est la même personne qui gère les 2 fonctions) afin d’anticiper les productions à venir en établissant un planning de production. Cela permet d’anticiper de nombreux besoins (humaines, matières premières, disponibilité machine, etc.) de s’assurer que tout sera prêt le moment venu. Ainsi, il est en charge de la planification de ce que devra produire l’usine dont il doit utiliser la pleine capacité.
  • Gestion ADV et gestionnaire litiges : 2 fonctions peu mises en avant mais dont l’impact peut être colossal pour une entreprise. Les postes en ADV sont particulièrement recherchés et nécessitent des compétences et connaissances bien précises.

Pourquoi travailler dans la supply chain ?

Secteur méconnu et assez peu mis en avant dans les écoles, la supply chain est un secteur de l’entreprise attractif et diversifié. En effet, de nombreux postes sont accessibles avec des niveaux de diplôme variés. Comme nous l’avons vu plus haut, il y a de nombreux postes accessibles pour ceux qui souhaitent faire carrière dans le secteur de la supply chain. Particulièrement stratégiques et utiles aux entreprises, les métiers de la supply chain sont attractifs pour les profils appréciant les mathématiques et ayant un réel sens analytique.

Par ailleurs, il s’agit de métiers centraux dans l’entreprise se montrant attractifs pour les personnes qui apprécient le contact. En effet, dans la supply chain, de nombreux services de l’entreprise seront impactés et nécessiteront des échanges réguliers avec les collègues des différents services.

Notons, par exemple, des interactions nécessaires avec les équipes des entrepôts (dont vous permettez la gestion de l’espace de stockage), le service des achats, la comptabilité ou encore le service commercial.

Pour rentrer plus dans le détail, découvrez notre article complet sur le sujet 👉 pourquoi travailler la supply chain

Quels diplômes pour travailler dans la supply chain ?

Contrairement au secteur de la logistique accessible à l’ensemble des parcours, la supply chain est plutôt un secteur qui recherche des personnes avec des formations supérieures. Ainsi, on retrouve principalement des diplômes de niveau Bac+2 à Bac+5. Voici les principales formations recherchées dans la supply chain :

Comme vous le notez il est capital de pousser un peu dans les études pour obtenir des opportunités intéressantes. La dimension internationale prenant tout son sens dans les métiers du supply chain management. Il y a donc fort à parier que vous trouviez un bachelor, un master ou un mastère qui puisse répondre aux attentes fortes de ce secteur.

Votre formation initiale aura un impact fort sur votre carrière. Que vous ayez été formé en France ou à l’international, votre formation sera un atout et vous donnera de bonnes bases pour intégrer ce secteur.

Quels sont les outils de la supply chain ?

Le management de la supply chain se fait très souvent de façon analytique. Ainsi, la dimension digitale de la supply chain est particulièrement forte. Pour s’épanouir il est donc capital d’être à l’aise avec les outils modernes de gestion. On trouve d’ailleurs, maintenant, de nombreuses solutions que l’on peut obtenir en Saas afin de limiter les coûts. Voici les principaux types de logiciel que l’on retrouve dans la supply chain :

  • ERP (quelques marques reconnues : SAP solutions, Oracle, AS400, SAGE, Cegid, Syspro, Microsoft dynamics, etc.)
  • EDI
  • MRP
  • Excel (l’outil principal du supply chain manager)
  • TMS
  • WMS

La technologie est de plus en plus importante dans ce domaine. Chaque métier voit son efficacité grandir à mesure que la technologie apporte des solutions innovantes. Fini l’époque du papier/crayon que l’on retrouvait dans chaque entrepôt en France.

Conclusion

L’avenir de la supply chain réside donc dans l’analyse et la fiabilisation des données. Elle aide à la prise de décision grâce aux systèmes d’information. L’analyse des données permet de comprendre comment fonctionnent les mécanismes aujourd’hui, leur efficacité et leur inefficacité. Elle aide ainsi les entreprises à orienter leurs stratégies. Que ce soit en matière, d’investir dans des méthodes, des infrastructures et des concepts plus performants. Le tout lui permettant de produire mieux, plus rapidement et à moindre coût. Et ainsi d’honorer sa promesse aux clients : livrer vite, livrer bien, au bon moment, au bon endroit et au meilleur prix. Voilà en résumé une définition de la supply chain synthétique.

Vous trouvez notre vision incomplète ou vous avez aimé notre définition de la supply chain ? Laissez-nous un commentaire qui permettra à chacun de développer sa propre définition de la supply chain.

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Retrouvez tous nos articles sur notre👉 blog de la supply chain.

Publié le 17 décembre 2019


16 commentaires

  1. Trés belle analyse de la supply chain.
    Aprés avoir parlé la notion de reverse logistic due à la montée en puissance du e-commerce, il serait intéressant d’aborder la notion dropshipping intervenant toujours dans le cadre du e-commerce.
    Salutations.

    JLM

  2. Bonjour,

    En effet la reverse logitic est un point important avec la montée en puissance du E-commerce dont les taux de retours qui peuvent atteindre 15 à 20% selon la politique commerciale. Cela nécessite souvent des processus et des compétences adaptées voir même des espaces de stockage à part entière pour optimiser la remise en vente.
    Mais sinon un article intéressant que je partage !

    1. Merci pour ce commentaire. La reverse logistique fera l’objet d’un billet prochainement.

  3. Dans l’entreprise il y a des hommes et la confiance entre ces hommes est aussi source de gain et d’efficacité. Ces interactions interpersonnelles sont le cœur de l’amélioration continue de ces processus.

  4. Un très bel article., bravo ! J’y ajouterais l’incarnation au sein de l’entreprise de cette fonction par le/la supply chain manager (profils, positionnement..).

  5. En intégrant la Reverse Logistique, vous appréhenderez encore plus la nécessiter de savoir gérer sa Supply Chain

  6. Bonjour,
    Bien joué, bon article. Processus S&OP ? Anticipation ? APS ? La SC doit accompagner (voire devancer) la stratégie de l’entreprise. Elle doit être en anticipation et non réaction. La SC doit savoir quand et où les problèmes vont survenir afin de prévenir, d’où anticipation et donc gestion de data.
    RL

    1. Merci Richard. Ravi de vous compter parmi nos lecteurs. N’hésitez pas à partager l’article sur vos réseaux sociaux.

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